Le repentir, un don précieux


Deuxième Conseiller, Interrégion d'Afrique de l'Ouest

Je crois que souvent nous voyons le repentir comme une chose négative. Nous savons qu'il peut êtredifficile et nous mettre émotionnellement mal à l'aise d'admettre nos fautes et de confesser nos péchés devant notre Père céleste. Trop souvent, nous considérons le repentir comme une pénitence pour des fautes ou des transgressions graves. Nous le considérons comme un processus, sans en reconnaître le résultat et nous nous en éloignons et évitons ainsi d’en discuter et de méditer en privée sur ce cadeau nécessaire et joyeux de notre Père céleste. Hélaman a enseigné à ses fils:"Et souvenez-vous aussi des paroles qu'Amulek dites à Zeezrom, dans la ville d'Ammonihah; car il lui dit que le Seigneu viendrait certainement racheter son peuple, mais qu'il ne viendrait pas le racheter dans ses péchés, mais le racheter de ses péchés.

Et il a reçu du Père le pouvoir de les racheter de leurs péchés à cause du repentir; c'est pourquoi il a envoyé ses anges annoncer la bonne nouvelle des conditions du repentir, qui amènent au pouvoir du Rédempteur pour le salut de leur Âme "[1] .

C'est peut-être l'une des doctrines les plus simples mais les plus importantes. C'est le repentir qui nous ouvre le pouvoir du Rédempteur, «pour le salut de nos âmes». Si l'on se penche sur notre relation avec le père, il est facile de comprendre que le plus grand don qui nous ait été donné, à nous ses enfants, est un Sauveur.

En de termes les plus simples, sans le don du repentir, nous ne pouvons pas éprouver la vraie joie dans cette vie ou dans la vie à venir.

 

Imaginez que vous êtes dans une belle chambre dans un bel immeuble. Ceux que vous aimez vous entourent et vous êtes heureux. Vous regardez autour et voyez une autre pièce qui vous donne envie de l’explorer. Comme vous pointez le nez à la porte de cette salle, vous êtes tenté de poursuivre votre inspection. A votre entrée la porte se ferme derrière vous, se verrouille automatiquement, et les lumières s'éteignent. Maintenant vous savez que vous avez fait une erreur. Il fait sombre, sans air frais, et ce qui semblait séduisant maintenant est devenu une prison. Ensuite, vous entendez la porte se déverrouiller, mais elle ne s'ouvre pas. Vous devez ouvrir la porte et revenir dans la belle salle. Le pouvoir du Sauveur, même le pouvoir du Rédempteur a déverrouillé la porte mais vous devez tourner la poignée et reculer dans la lumière. 

 

Cette simple analogie nous apprend un certain nombre de leçons. D'abord, nous apprenons que si le péché peut être séduisant, il nous privera de toute vraie joie. Le résultat du péché est la tristesse. Rappelez-vous du sentiment insoutenable que vous avez quand vous imaginez la porte verrouillée et les lumières éteintes.

 

Deuxièmement, nous apprenons que nous avons besoin de quelqu'un pour intervenir. La porte est verrouillée. Il n'y a rien que nous puissions faire de notre côté de la porte. Nous sommes impuissants et sans espoir sans quelqu'un de l'autre côté qui a la clé. Le Sauveur est la clé. Il est la seule personne qui a le pouvoir d'ouvrir la porte et de nous libérer des effets du péché.

Et finalement nous apprenons que pendant que la porte est maintenant déverrouillée nous devons tourner la poignée et franchir le seuil dans la lumière. Le repentir exige notre action. Cela nous oblige à changer. Le repentir est un changement. Elder Renlund a récemment enseigné, “Changer de comportement et retourner sur le “droit chemin” font partie du repentir, seulement partie. Le repentir vrai comporte un changement de cœur et de notre volonté envers Dieu et une renonciation au péché.7 comme cela est expliqué dans Ézéchiel se repentir est le fait de “ revenir de son péché, … pratiquer la droiture et la justice;…rendre le gage,… [et] suivre les préceptes qui donnent la vie, sans commettre l'iniquité.”8

 

Pourtant, même cette description est incomplète. Il n'identifie pas correctement le pouvoir qui rend possible le repentir, le sacrifice expiatoire de notre Sauveur. Le vrai repentir doit impliquer la foi au Seigneur Jésus-Christ, la foi qu'il peut nous changer, la foi qu'il peut nous pardonner et la foi qu'il nous aidera à éviter plus d'erreurs. Ce genre de foi rend son expiation efficace dans nos vies. Lorsque nous «le percevons ensuite » et « retournons» avec l'aide du Sauveur, nous pouvons sentir l'espoir dans Ses promesses et la joie du pardon. Sans le Rédempteur, l'espoir et la joie inhérents s'évaporent, et le repentir devient simplement le changement d’un mauvais comportement. Mais en exerçant la foi en Lui, nous nous convertissons à sa capacité et à sa volonté de pardonner le péché.[2]

 

Nous devons reconnaître que ce n'est que par la puissance du Christ le Rédempteur que le vrai repentir peut se produire. Amulek enseigne cette doctrine aussi clairement qu'elle ne l’ait jamais été: «Et voici, c’est là toute la signification de la loi, tout jusqu’au moindre détail annonçant ce grand et dernier sacrifice; et ce grand et dernier sacrifice, oui ce sacrifice infini et éternel, sera le Fils de Dieu.

Et ainsi il apportera le salut à tous ceux qui croiront en son nom; ceci était le but de ce dernier sacrifice: réaliser les entrailles de  miséricorde, ce qui l’emporte sur la justice et fournit aux hommes le moyen d’avoir la foi qui produit le repentir.

Et ainsi la miséricorde peut satisfaire aux exigences de la justice, et les enserrer dans les bras de la sécurité, ... " [3]

Il y a quelque chose de si réconfortant dans la phrase qui les enserre dans les bras de la sécurité. Il y a une grande joie dans le repentir, à la fois pour le pécheur et pour le Sauveur. Comme n'importe quel parent, notre Père Céleste veut que ses enfants soient en sécurité. Il a fourni un moyen pour nous d'être "enserrer dans les bras de la sécurité" par le repentir.

 

Personne ne marchera dans cette vie sans trébucher sur le seuil qui sépare le bonheur du péché. Nous saurons tous sa douleur, mais à cause de notre Père Céleste et l'amour intense de son fils pour nous, il y a un chemin de retour à la joie. Une de mes écritures préférées se trouve dans Alma 36. Alma dit à son fils Hélaman une expérience des plus sacrées.

«Alors quand mon esprit s'empara de cette pensée, je m’écriai au-dedans de mon cœur: Ô Jésus, Fils de Dieu, sois miséricordieux envers moi qui suis dans le fiel de l'amertume et suis enserré par les chaînes éternelles de la mort.

Et alors, voici, lorsque je pensai cela, je ne pus plus me souvenir de mes souffrances; oui, je n'étais plus déchiré par le souvenir de mes péchés.

Et oh quelle joie, et quelle lumière merveilleuse je vis! Oui, mon âme était remplie d'une joie aussi extrême qu’avait été ma souffrance ».[4]

Je crois qu'Alma veut aider son fils à comprendre combien la joie du repentir est intense. C'est presque comme si Alma avait du mal à décrire la joie qu'il ressentait. Le repentir est une clé de la joie.

 

Frères et sœurs, je suis profondément reconnaissant pour ce que le Sauveur a fait et continue de faire pour moi. Pour moi, le repentir est un exercice quotidien. Je pense quotidiennement à ces choses qui m'empêchent de connaître le Sauveur aussi parfaitement que je le peux. Je suis reconnaissant que le changement quotidien me rapproche de lui. Cela me procure la joie de mieux le connaître par le repentir. C'est ma prière que nous acceptons ce plus précieux don à nous tous. Dans le Saint Nom de Jésus-Christ. Amen.

 

 

 

 

 

 

 

 

[1] Le Livre De Mormon, Hélaman 5: 10-11

 

[2] Dale G. Renlund Octobre, “ Le Repentir: un Choix Joyeux”, Ensign 

   Ou Liahona, Avril 2016

 

[3] Alma 34 : 14 - 16

 

[4] Alma 36 : 19 - 20