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Ouvrez la bouche

Quand j’y pense maintenant, grandir dans l'église était une expérience amusante. Cependant, à l'époque, j'avais l'impression qu’on me faisait «la police». Ma famille immédiate et la plupart des frères et sœurs de ma mère, avec qui nous passons la plupart de notre temps, sont membres de l'Église. En conséquence, il était très facile d'être châtié pour les choses, telles quêtre en retard au séminaire, ou ne pas avoir lu les Écritures assignées, ne pas avoir fait une étude personnelle des Écritures ou même le fait d’avoir une coupe de cheveux extrême.

Avec une telle éducation, j'ai grandi pour aimer et garder les commandements, et j'ai grandement eu le désir de servir une mission. Au fil des ans, un objectif majeur que j'ai eu était de servir une mission à plein temps avant de faire autre chose dans la vie. J'ai passé mon temps à apprendre les principes de l'Évangile et je me suis efforcé de compter sur le Seigneur. Je n'ai pas passé beaucoup de temps à partager l'Évangile avec les autres. Mes amis savaient qui j'étais, et ce que je représentais, mais je n'ai jamais parlé de l'Évangile. Au Nigéria, quand le gens demandaient à quelle Église j’appartenais, leur premier commentaire était que le nom de l'Église était trop long, ce qui me rendait réticent à le mentionner à nouveau. D'autre part, chaque fois qu’on me posait des questions sur l’Évangile, je répondais facilement, mais avec un effort conscient de ne pas inviter ou partager quelque chose sur l'Église pasmême avec mes amis à l'école. Toutes les fois que les missionnaires demandaient des coordonnées, je leur disais que tous mes amis habitaient loin. Plus tard, lorsque j'étais en mission,j’ai compris comment cela les faisait se sentir.       

J’ai terminé mes études secondaires en 2013 et j'ai commencé à préparer ma mission. Pendant le peu de temps dont je disposais pour rester à la maison, j'ai été appelé comme missionnaire de paroisse. Ce n'était pas une surprise pour moi parce que c'était normal dans ma paroisse. Ce qui m'a surpris, c'est que mon devoir n'était pas seulement de faire du prosélytisme avec les missionnaires. Nous avions également la charge de prendre soin des convertis récents et de donner des coordonnées aux missionnaires. J'ai eu un peu de mal à donner des coordonnées pas seulement parce que je ne voulais pas, mais aussi j’avais l’impression que je n’étais pas assez doué pour parler aux gens et je ne voulais pas me ridiculiser.Toutes les fois que j'étais en train de faire du prosélytisme avec les missionnaires et qu'ils décidaient de contacter les gens, je restais en arrière et je les laissais parler. Ils ne m'ont jamais demandé grand- chose; Je ne faisais que les suivre. Cela a continué jusqu'à ce que je parte au Centre de formation missionnaire du Ghana le 13novembre 2014 pour servir dans la Mission Ghana Accra Ouest.

J'ai été formé par un Américain et cela m'a facilité la tâche pendant ma formation parce que les amis de l’Église venaient à nous. Nous avons enseigné beaucoup de leçons sans contacterbeaucoup de personnes. La première fois que mon compagnon m'a demandé de contacter quelqu’un, j'ai été très déçu. Quand je me suis approché du jeune homme que j'allais contacter, il n'était pas intéressé et nous a demandé d'aller voir ailleurs. J'avais le cœur brisé, et il m'a fallu un moment pour oublier ce qui s'était passé. J'ai senti que j'avais surmonté ma faiblesse quand mon compagnon m'a demandé de contacter quelqu’un.

Après quelques mois en mission, j'ai été appelé comme compagnon senior et le véritable test a commencé. Je servais avec un missionnaire de branche qui ne comprenait pas comment l’œuvre à plein temps se faisait. La première semaine de cette mutation fut difficile. Nous devions trouver des gens à instruire, mais aucun d'entre nous n'avait le courage de les contacter. Je me suis dit que la raison pour laquelle je ne communiquais pas était que je ne savais pas si la personne à qui je parlerais de l’Évangile comprendrait l'anglais, mais au fond de moi, je savais que j'avais toujours cette faiblesse. Au cours de mon étude personnelle, j'ai lu dans Prêchez Mon Évangile que «rien ne se passe dans l’œuvre missionnaire tant vous n’avez pas trouvé quelqu'un à instruire». Cette déclaration a retenu mon attention, car je me suis rendu compte que ou je trouvais des gens à instruire ou je ne serais pas en train d’honorer mon appel en tant que missionnaire. J'ai commencé à parler à tous ceux que je rencontrais en ville qui pouvaient parler anglais et j'ai commencé à apprendre à parler leur 

langue. Au moment où on me mutait, je connaissais la plupart des gens de mon secteur, je leur avait présenté l'Évangile et j'avais baptisé quelques uns d'entre eux. Dans ce secteur j'ai non seulement appris à enseigner les gens, mais aussi à les aimer suffisamment au point de leur enseigner l'Évangile rétabli. C'est alors que j'ai senti la joie de faire l’œuvre missionnaire. J’aurais aimé avoir appris cela quand j'ai commencé à servir, mais j'ai décidé de ne pas me concentrer sur la différence que j'aurais pu faire, mais la différence que je peux faire.

Je sers actuellement dans le pieu de Ofankor. Au cours de la dédicace du centre de pieu, une activité pour la journée était d'organiser les jeunes gens du pieu pour faire du prosélytisme avec les missionnaires et inviter les gens à assister à la cérémonie de dédicace. Il n'y avait pas suffisamment de temps pour préparer les jeunes gens, mais je me souviens de leur avoir dit de compter sur l'Esprit et de ne pas être triste si les gens les rejetaient, mais d’aller à la personne suivante. J'étais enchanté de voir ces jeunes gens parler de l’Évangile à des gens suffisamment vieux pour être leurs parents et les inviter à la dédicace. Ils apprenaient à remplir leur devoir missionnaire. J’aurais aimé avoir appris à parler de l’Évangile aux gens à leur âge.


'Cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans le monde entier, pour servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin'. Matthieu24:14


«Cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans le monde entier, pour servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin» Matthieu 24: 14 

Nous ne devons pas attendre le moment idéal pour partager l'Évangile, ou dans mon cas, jusqu'à ce que nous allions en mission. Nous ne devons pas apprendre certaines compétences ou être parfaits en parole avant de partager l'Évangile, nous devons commencer maintenant. Si nous ouvrons la bouche, le Seigneur les remplira de paroles pour toucher le cœur de ses enfants.