Grandir dans l'Évangile

    Grandir dans l'Évangile

    Calvin Sowah, âgé de 20 ans, sert une mission à Londres en Angleterre. Il est le deuxième de trois garçons. Winfred, le plus âgé, a servi une mission au Nigeria et poursuit actuellement ses études à l'université  Brigham Young d'Idaho. Il fut le premier à réaliser un rêve que leur mère a chéri depuis qu'elle a entendu une autorité générale dire que les parents devaient préparer leurs fils à faire une mission. Reginald âgé de 17 ans, est encore à la maison avec ses parents alors qu'il termine ses études secondaires ici au Ghana. La famille Sowah réside dans la paroisse de Kwabenya dans le pieu d’Adenta à Accra.

    Leurs parents se sont chacun joint à l'Église avant qu’ils ne se  rencontrent et ne se marient. Leur père est maintenant banquier, et leur mère exerce dans l’ophtalmologie. Leur  famille est dévouée à la préparation des missionnaires. Calvin se rappelle le programme qu'ils ont respecté, pour y arriver. La famille se réveillait à 4h00 du matin  afin que les garçons puissent assister au séminaire chez  l'évêque à 05h00. Leur étude en famille, qui était concentrée sur l'étude des Écritures avait lieu à 04h45 avant leur départ pour le séminaire. Le séminaire prenait fin à 06h00 et à 06h30  toute la famille quittait la maison pour l'école ou le travail. Quand l'école était fermée, la famille  continuait l’étude en famille.

    Calvin a eu  l'esprit missionnaire pendant sa première année au lycée. Il étudiait l'histoire de Joseph Smith dans la Perle de Grand Prix et, voici ce qu’il dit : «J’en étais tellement enthousiaste que je voulais la partager avec le monde entier. Quand je suis allé à l'école, j’ai dit à mes amis : «Ecoutez! Ceci est vrai! » Cette approche ne marcha pas très bien. Ils résistèrent, se fâchèrent et répliquèrent  avec des discours contradictoires. De cette expérience, Calvin confie ceci : « j’ai appris que le meilleur moyen était de donner le bon exemple, éviter les conflits, témoigner et laisser le Saint-Esprit me diriger». Beaucoup plus tard, alors qu’il parlait avec l’un de ses amis de longue date, Calvin lui dit qu'il était un Mormon. L'ami n’avait jamais entendu cela et était très surpris. « Il a posé toutes sortes de questions sur l'Église et le temple. C’est alors que j’ai commencé vraiment à me sentir comme un missionnaire. A ce moment, je savais mieux faire que de l’emmener à se sentir mal à propos de sa religion. J’ai seulement  répondu à ses questions du mieux que je pouvais et ai rendu mon témoignage. Bien qu'il n'ait pas été particulièrement convaincu après la première discussion, il continua de me poser  plus de questions et cela me garda sur le qui-vive ».

    «Mes parents nous ont donné beaucoup de conseils», dit Calvin. « Parfois, cela me mettait sur les nerfs, mais je savais que tout cela était pour le meilleur. J'ai appris que chaque fois qu'ils m’ont conseillé de faire quelque chose et que  je l’ai fait, j’en ai vu  les fruits, et cela m’a été bénéfique. Mais quand je suis allé à l'encontre de leurs conseils – désastre! Des inconvénients en ont résulté. C’est  comme s’il y avait des prophètes à la maison ».

    Pendant qu’il était élève, Calvin  accompagnait habilement au piano les cantiques  lors des  réunions de Sainte-Cène et de la prêtrise. Quand ils étaient plus jeunes, lui et son frère aîné ont  trouvé un clavier électrique simple et un manuel d'instruction du clavier de l’Église dans leur maison. Au début, ils ont joué un peu avec l’instrument, mais ont commencé par la suite à pratiquer  sérieusement tous les soirs. Bien qu'ils n’aient reçu  de leçons, ils sont tous deux arrivés à un point où ils étaient réellement capables de jouer une chanson et de jouer les cantiques également à  la soirée familiale. Les deux garçons ont accompagné tous les deux, les chœurs à l'Église pendant  leurs missions. «Nous avons appris par  nous-mêmes, avec l'aide de Dieu», dit Calvin.

    Avant sa mission Calvin a servi comme premier assistant de l'évêque dans le collège des prêtres et aussi comme assistant au maitre de  chœur. Les dirigeants et ceux qui avaient l’habitude de visiter la classe des jeunes gens les dimanches matins  ont remarqué qu’une fois  que  la classe était terminée, Calvin serrait tranquillement  les mains à tous les autres garçons, leur donnait des encouragements, et un accueil chaleureux supplémentaires s’ils étaient des nouveaux venus ou s’ils étaient  confrontés à des défis. « Ce sont mes frères et mes amis », disait – il.

    À un moment dans ses études, Calvin voulait fortement se joindre à un Club  à l'Ambassade Américaine qui préparait les étudiants pour l’Université; des étudiants exceptionnels s’y réunissaient pour apprendre davantage sur les opportunités futures dans le domaine de l’éducation et se préparaient pour les travaux de niveau universitaire. Pour adhérer à ce club, il fallait soumettre ses relevés de notes de l'école secondaire ; sur la base de cela et d’un entretien, le requérant  était  accepté dans le club ou non. Calvin s’est rendu compte que, bien que ses moyennes fussent généralement très bonnes, sa moyenne à l'éducation physique ne l’était pas, et que cela l’empêcherait probablement de se joindre au club. Il savait que les moyennes que les  étudiants recevaient ne reflétaient pas toujours ce qu'ils méritaient, et que cela était surtout possible en éducation physique, où le fait d’être proche du professeur d'éducation physique pouvait  favoriser une bonne moyenne. Aussi Calvin  alla-t-il voir l'administrateur de l'école  chargé des dossiers,  lui  fit part de son désir de se joindre au club. Il lui expliqua la situation au sujet des relevés. L'homme se frotta le pouce contre les doigts  à quelques reprises,  indiquant qu’avec  un peu d'argent, il serait possible de modifier la moyenne, et a dit: «Apportez quelque chose ».

    Bien entendu, il n’était pas rare pour un étudiant d’avoir son relevé de notes modifié, et sûrement Calvin pensait que, si jamais une modification devait être justifiée, elle le serait bien dans ce cas d’espèce, où il y avait des raisons de soupçonner qu’il y avait eu une négligence dans la détermination de sa moyenne. Il parla avec sa mère, qui, dit-il, « est le genre de femme qui veut que ses enfants choisissent par eux-mêmes. Elle te donne la direction dont tu as besoin, mais à la fin elle veut que le choix soit  le tien ». Calvin apporta  un peu d'argent pour le donner à l'administrateur, il lui en donna une partie, et lui dit qu'il lui donnerait le reste une fois que la moyenne aurait été modifiée. Ensuite, il tenta de quitter l'école et de rentrer à la maison si comme  rien  d’important ne s’était passé. « Mais je ne pouvais pas m’en aller», dit Calvin. «Je me sentais très, très mal. Mon esprit me ramenait régulièrement aux enseignements que j’avais reçus à la primaire, me rappelant mes instructeurs nous disant que la tricherie était une mauvaise pratique et je me posais beaucoup de questions:

          « Les enseignements de l'Église ne sont-ils pas vrais? »

          «Et si dans l’avenir, mes enfants me demandent comment je suis entré dans ce club? Vais-je leur dire que j’ai triché? »

        «Vas-tu t’arrêter à ce niveau? »

    «Je savais que si je laissais les choses continuer, je ne me sentirai pas à l'aise. Je suis retourné au bureau et ai dit à l'administrateur, «Je ne peux pas faire cela. Je veux que mon relevé  reste tel qu’il est ».

    «Je suis allé à la maison et ai tout expliqué à ma mère. Elle était très fière de moi, et en était très heureuse. Je me suis dit, « Oui, j’ai  pris la bonne décision. « Je suis  entré dans le club, mais j'avais déjà décidé que si cela n’arrivait pas ce ne serait pas un problème. Pendant les moments où nous sommes tentés de faire quelque chose de mauvais, nous devons nous accrocher à ce que nous savons être juste ».

    Le témoignage de Calvin a commencé à croître pendant qu’il était au premier cycle de ses études secondaires, et ce, quand il « est allé faire des recherches » pour savoir s’il y avait un Dieu. Il se rappelle avoir beaucoup réfléchi à la question, et a dit qu'un jour, une grande découverte l‘a frappée. Qu'il le veuille ou non, quand il  comparait ceux qui vivaient l'Évangile à ceux qui ne le faisaient pas, le  contraste était nettement évident. Ceux qui vivent l'Évangile sont prospères et profitent de la vie, et ceux qui ne le font pas « sont dans une zone d’obscurité ». Je suis venu à la conclusion que Dieu vit.

    Lorsqu’on lui demanda de rendre son témoignage, il  dit : « Très peu sont ceux qui comprennent ce que Christ a fait pour chacun de nous, mais je sens que ma compréhension est en train de croître. Il nous a promis que si nous croyons en lui et le suivons, Il nous préparera une place.

    Et je sais sans l'ombre d'un doute que nos dirigeants sont appelés par un Dieu vrai qui nous voit et nous connaît individuellement et qui est toujours prêt à nous aider. Tout ce que nous avons à faire est de simplement nous soumettre à sa volonté et tout ira bien pour nous ».

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    Les garçons de la famille Sowah