La Mission d’Accra Ghana à la Suite de la Levée de la Mesure de Suspension

    La Mission d’Accra Ghana à la Suite de la Levée de la Mesure de Suspension

    Le 29 novembre 1990, le gouvernement ghanéen avait officiellement levé la mesure de suspension. Les premières réunions étaient tenues dans les districts, le 2 décembre 1990. Ceux qui avaient contribué à travailler avec le gouvernement pour lever la mesure de suspension étaient Robert E. Sackley, de la présidence de l’Interrégion, Georges Bonnett, du bureau des affaires temporelles d’Afrique et Emmanuel Kissi, un médecin local respecté et dirigeant de l'Église à Accra.

    Ayant servi quatorze mois comme couple missionnaire dans la mission d’Aba Nigeria, Grant Gunnell, avec sa femme Alice, était appelé comme président de mission en novembre 1990. Peu après la levée de la mesure de suspension, la mission de Monrovia Liberia était devenue une partie de la mission d’Accra Ghana. Cela comprenait le Ghana, le Liberia, la Sierra Leone et la Côte d'Ivoire.

    La suspension, comme elle était appelée par les membres locaux, était imposée à l'Église par l’état ghanéen en juin 1989. Le président de mission et les couples missionnaires nord-américains avaient une semaine pour quitter le Ghana et étaient tenus de signer des documents pour dire qu'ils ne reviendraient plus jamais au Ghana. Les missionnaires autochtones étaient renvoyés chez eux et il leur était suggéré d'aller à l'école, apprendre un métier ou obtenir un emploi. N’eut été l’effort des dirigeants fidèles et des saints, cela aurait pu être une préoccupation majeure pour l’Église au Ghana. Emmanuel Abu Kissi, un médecin, était nommé dirigeant (président suppléant de mission) et il a écrit aux saints comme l'apôtre Paul écrivant aux saints à Éphèse. Je cite la lettre en question:

    «Je vous écris ce message afin d’enrichir votre foi et d’aider à renforcer votre témoignage de Jésus-Christ au cours de cette période de persécution amère. Il fera bientôt une année depuis que nous étions obligés par les lois de notre pays de ne pas adorer notre Dieu. Le culte de la congrégation des saints dans leurs lieux de réunion a été déclaré illégal depuis lors, et cela a compromis la constance de certains des Saints. Satan a toujours aimé des circonstances comme celle-ci qui a laissé les saints sans supervision et les a rendus comme des brebis sans berger. »

    « Dans de telles circonstances, les Saints devraient être encouragés à lire les Écritures et à se rappeler leurs alliances du baptême, et aussi à se souvenir de leur but de venir dans cette mortalité qui est notre second état. En bref, nous sommes ici pour être mis à l’épreuve. »

    Au moment de la suspension, il y avait soixante-seize missionnaires à plein temps servant au Ghana. Soixante d'entre eux étaient retrouvés et entretenus pour continuer immédiatement à servir leurs missions. Certains s'étaient mariés, d'autres avaient déménagé, cependant, cinquante-sept étaient revenus pour continuer leur service missionnaire. Il y avait une effusion spéciale de l’Esprit pendant cette période de réorganisation.

    Le moment de l'entretien avec les missionnaires de retour était une expérience salutaire. La présidence de l’Interrégion avait suggéré que si les missionnaires potentiels étaient sur le banc de l'école ou avaient de bons emplois, ils devraient garder cette position. Lorsque cela était suggéré, leurs réponses étaient toujours positives et optimistes. Personne, sans exception, n’a choisi ni de rester sur le banc de l'école ni de garder son emploi. Un frère, qui avait acquis un taxi pendant la période de la suspension, a déclaré: «Notre Père céleste m'a aidé à obtenir ce taxi. Si je termine mon obligation envers lui, il est très capable de me procurer une autre voiture quand je rentre si c'est ce qu'il veut que je fasse ». Une jeune fille a dit que lorsqu'on lui a demandé si elle observait les normes de l'Église, elle a répondu: «J'étais malade. Le médecin m’a recommandé de prendre un peu d’alcool chaque jour pour mon hypotension. Je l'ai fait pendant quelques jours, puis j’ai décidé que je préférerais avoir l’hypotension que d’enfreindre la Parole de Sagesse. Alors, j’ai arrêté de prendre l’alcool. Suis-je encore digne de servir? »

    Pendant la période de suspension, les Saints ne pouvaient pas se réunir dans les lieux de réunion parce que le gouvernement a pris le contrôle d'eux. Lorsque la suspension était levée, les premières réunions étaient tenues dans les districts, le 2 décembre 1990. Freebody A. Mensah, président du district de Kumasi, a fait l’une des déclarations classiques qui semblait résumer les sentiments et l'attitude des Saints. Dans sa prière d'ouverture, il a commencé par remercier le Seigneur pour la suspension. Quelque temps plus tard, il a expliqué la raison pour laquelle il a fait une telle déclaration. «Pendant une année et demie durant la période de suspension, nous avons vu des pères prendre le rôle des présidents de branche dans la famille et des fils, comme détenteurs de la prêtrise, bénir et distribuer la Sainte-Cène, des mères jouer le rôle des présidentes de la Société de Secours ensemble avec des filles et tous ensemble pour le but éternel. Voilà la famille, la première cellule de base de l'Église, en action. »

    Les Saints demeuraient constants et fidèles. La doctrine enseignée dans les foyers était pure. Il est presque inimaginable que l'Église resterait dans un tel état avec très peu de mots d'encouragement de l'extérieur du Ghana. De ces soixante missionnaires qui étaient entretenus pour revenir et terminer leur mission, aucun n’avait commis d’infraction morale. Pour les trois qui n'avaient pas continué, c’était pour des raisons familiales et professionnelles.

    Du 20 au 22 avril 1990, les deux premiers pieux au Ghana étaient créés sous la direction de Boyd K. Packer, ensuite de James E. Faust, du Collège des Douze apôtres, Richard P. Lindsay et Robert E. Sackley de la présidence de l’Interrégion d’Afrique. C'était une période de croissance rapide pour l’Église au Ghana. Les baptêmes en moyenne sur toute la mission étaient de 130 à 150 par mois. Les nombres étaient contrôlés pour permettre de développer le leadership dans les paroisses, les pieux, les branches et les districts. Le taux de maintien était de 89%.

    Vers la fin d’août et au début de septembre 1991, des réunions spéciales étaient tenues avec les dirigeants de pieux et de districts sous la direction de J. Ballard Washburn, de la présidence de l’Interrégion. Elaine L. Jack a dirigé des réunions avec les sœurs de la Société de Secours en Afrique du Sud, en Côte-d'Ivoire et au Ghana. Elle était la première présidente générale des auxiliaires de l'Église à visiter l’Afrique. Toutes les présidentes de la Société de Secours de pieu et de district du Nigeria et du Ghana s’étaient réunies au siège de la mission à cette occasion. Elle a également visité plusieurs foyers des sœurs de la Société de Secours dans ces pays.