Notre Patrimoine : Le Miracle du Changement

    Notre Patrimoine : Le Miracle du Changement

    La joie brille radieusement sur  le visage de Florence Chukwurah de Lagos, Nigeria .Et en effet elle devrait briller. Parmi les choses qui ont le plus d'importance pour elle, on peut compter—sa foi, sa famille et son éducation—Sœur Chukwurah est une femme suprêmement bénie. Elle est la mère d'enfants fidèles. Elle est une  infirmière compétente et expérimentée. Elle a travaillé habilement avec son mari, Christopher, alors qu'il présidait la Mission d'Accra-Ghana.  Là, elle a contribué à réduire la maladie chez les missionnaires en leur apprenant à bouillir et à filtrer leur eau, à bien manger et à garder leur environnement propre. En 2003, Frère et Sœur Chukwurah avaient servi comme servants aux ordonnances dans le temple de Salt Lake.  A cette époque-là, Sœur Chukwurah avait également été appelée à siéger au Conseil Général de la Société de Secours. Mais la vie n'a pas commencé de manière prometteuse pour Florence Chukwurah, et l'histoire sur la façon dont elle est devenue une femme accomplie et réussie est l'histoire d'un miracle.

    Dans la vie de Florence Chukwurah, le miracle du changement a été glorieusement visible.  Elle est née dans une vie de pauvreté à Onitsha, au Nigeria. Son père, qui a travaillé en mer sur un navire, était rarement à la maison. La mère de Florence n'était pas instruite et a travaillé dur pour nourrir la famille.

    Au seuil de sa vie de femme, elle commença à réaliser à quel point sa famille était pauvre. Quand elle eut environ 11 ans, elle prit  une résolution inébranlable dans son esprit: La résolution d'échapper à la pauvreté. Ce qui a fait que cela est devenu plus qu'un souhait enfantin, c'est qu'elle a également pris plusieurs engagements puissants. Ceux-ci, elle ressentait, l'aideraient à trouver une vie meilleure. D'abord, elle se souvient: «J'ai décidé de rompre avec la pauvreté par la recherche de Dieu avec ferveur. »  Outre cette décision fondamentale, elle prit trois résolutions pratiques. «J'ai décidé d'obéir à mes parents et aux personnes âgées.  J'ai décidé d'être sérieuse avec mes études. Et je me suis décidée à travailler dur de mes propres mains ».

    Travailler dur était depuis longtemps un fait constant dans la vie de Florence. Elle a transporté de l'eau pour la famille depuis les robinets publiques ou à partir d'un cours d'eau. Elle allait chercher du bois de chauffage depuis la campagne et le coupait pour le combustible de cuisson. Elle aidait également sa mère à la préparation laborieuse du manioc— l'aliment de base de la famille.

    Après l'école, elle devait s'occuper des jeunes enfants et les nourrir. Elle devait aussi faire ses devoirs scolaires. Le samedi, il y avait linge à laver aux robinets publics. Même en vacances, Florence achetait et vendait des légumes pour aider à payer ses frais de scolarité.

    Florence pouvait faire toutes ces choses  avec un cœur disposé à cause des décisions qu'elle  avait prises à l'âge de 11 ans. «J'étais heureuse de faire ces choses car elles sont un moyen de démontrer mon amour pour ma famille et aussi pour honorer mon père et ma mère,» explique t-elle.

    Lorsqu'elle était jeune fille, Florence a renforcé son engagement envers ses études en voyant ses voisines qui étaient instruites. Les parents de plusieurs de ses amies d'enfance étaient des enseignants et des directeurs d'école.

    Florence s'est intéressée à la profession d'infirmier en partie parce qu'elle aimait la façon dont les infirmières étaient habillées. Le fait de prendre soin de ses frères et sœurs avait également développé son intérêt naturel à aider les autres. Son père avait emprunté de l'argent chez un usurier pour  payer  ses études secondaires, une dette que Florence remboursa plus tard. Mais elle n'avait pas les moyens d'étudier dans une université ou à l'école normale. Le gouvernement  cependant  a subventionné sa formation d'infirmière. A l'âge de 16 ans, Florence a donc voyagé six heures loin de chez elle pour commencer sa formation d'infirmière.

    L'année où Florence a été diplômée de l'hôpital Queen Elizabeth, elle a reçu le Prix Florence Nightingale de la meilleure infirmière de l'année. Elle a poursuivi ses études et à achevé sa formation de sage-femme cinq ans plus tard, en 1970.

    Aujourd'hui Sœur Chukwurah encourage vivement les jeunes gens qu'elle rencontre à rompre avec l'analphabétisme avec l'aide du programme d'alphabétisation de l'Église.  «Je leur dis qu'ils sont l'avenir de l'Afrique,» dit-elle. Elle encourage les jeunes à apprécier ce qu'ils ont, mais aussi à travailler dur pour améliorer leur condition, en utilisant leur créativité et leur imagination.

    Même plus profond que son désir pour les études, la jeune Florence désirait aller à l'église avec sa famille. En fait, elle dit que c'était son «plus grand désir.» Elle voyait les gens de son quartier qui allaient à l'église en famille et qui étaient particulièrement bénis. Et elle avait de l'admiration pour un homme appelé «Saint Nweje », un ministre Anglican à la retraite qui  faisait le tour du quartier exhortant les enfants à avoir une conduite exemplaire.

    Ce fut le comportement exemplaire de Florence qui a déclenché la série d'événements qui ont réalisé son plus grand désir. Elle était de retour dans sa ville natale d'Onitsha, au Nigeria, pour exercer sa profession d'infirmière. Une femme dans le quartier avait remarqué qu'après le travail, Florence rentrait à la maison, plutôt que de sortir avec des hommes. La femme a suggéré que son neveu contacte Florence.

    Lorsque Christopher Chukwurah rencontra Florence, il lui fit savoir immédiatement qu'il était à la recherche d'une épouse. Sur la base de la recommandation de sa tante, dit-il, il aimerait marier Florence. Florence promit d'examiner sa proposition.

    «J'avais été très proche du Seigneur toute ma vie,» Sœur Chukwurah se souvient. «Quelque chose me disait  incessamment que je devais être proche du Seigneur.» Elle avait toujours prié avec constance pour  avoir un bon mari, —quelqu'un qui prendrait soin d'elle et qui ne boirait pas d'alcool. «Je voulais avoir une famille qui serait vraiment ancrée dans le Sauveur,» explique-t-elle.

    Quand elle pria à propos de Christopher, elle eut une sensation de chaleur qu’il était un homme spirituellement disposé. Quand il revint chercher sa réponse, Florence accepta sa proposition. Ils se sont mariés le 3 Mars 1972.

    Tout comme elle l'avait ressenti, Florence a constaté que Christopher Chukwurah partageait sa faim concernant les choses spirituelles. Ensemble, ils ont fait des recherches sur  un certain nombre d'églises,en jeunant et priant régulièrement ensemble.

    Christopher a également partagé son désir de faire des études.  Il était titulaire d'une Licence en sciences politiques et en sciences de l'information, et peu de temps après avoir épousé Florence, ils ont quitté le Nigeria pour les États-Unis. Christopher a obtenu une maîtrise en administration scolaire de l'Université d'État de l'Illinois. Florence a étudié la psychologie à temps partiel et a travaillé dans plusieurs hôpitaux. Ils sont retournés au Nigeria en 1977, toujours membres d'aucune religion. En 1981, ils étaient fatigués de se déplacer d'église en église.

    Au fil des ans, le Chukwurahs avaient développé la tradition de tenir un jeûne spécial en famille le dernier jour de chaque année. Le soir du réveillon du Nouvel An, le 31 Décembre 1981, le but de leur jeûne était de rechercher de l'aide pour trouver une église dont ils seraient membres toute leur vie.

    Seulement neuf jours plus tard, alors que Florence préparait un repas dans la cuisine et Christopher une conférence pour une classe d'université, les deux reçurent une impression en réponse à leurs prières. «J'ai eu ce sentiment persistant que nous devrions aller visiter une famille amie à la nôtre. Quand j'ai dit cela à mon mari, il dit: «J'ai le même sentiment. Pouvons-nous aller maintenant?»

    Quand ils sont arrivés à la maison de leur ami, ils ont été surpris quand il leur a offert une boisson gazeuse à la place de la bière habituelle. Il a expliqué que parce que lui et sa femme appartenaient désormais à une église appelée l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers jours, ils ne buvaient plus d'alcool ou ne fumaient plus. «Mon mari et moi, nous nous sommes regardés», Sœur Chukwurah se souvient.

    Nous nous aimons si tendrement que nous pouvons nous parler avec nos yeux. Après s’être regardés, nous avons immédiatement demandé: «Comment pouvons-nous devenir membres de cette église?»  Après avoir reçu les leçons missionnaires, les Chukwurahs ont été baptisés en Février de 1982.

    Dix ans après avoir rejoint l'Église, Christopher Chukwurah a été appelé à présider la Mission d'Accra au Ghana. Cet appel a ouvert la porte à une bénédiction suprême lorsque les Chukwurahs ont été scellés comme un couple dans le temple de Salt Lake. Leur fils aîné, Emeka, a pu aussi être scellé à eux . Plus tard, ils ont été scellés à leurs deux autres fils. Deux de leurs fils ont fait une mission et tous les trois ont été mariés dans le temple. Les Chukwurahs ont aussi adopté deux filles. Tous les trois fils résident aux États-Unis.

    Frère et Sœur Chukwurah ont appris à suivre les inspirations de l'Esprit, à la fois en ce qui concerne les appels dans l'Église et en prenant soin de leurs enfants. Il fut un temps où Uchenna était devenu très malade et Sœur Chukwurah était restée à la maison avec lui pendant que son mari président de mission s’était rendu en Sierra Leone. Les médicaments avaient été prescrits à Uchena, âgé de 9 ans, mais il devenait de plus en plus malade. Il a continué à vomir et à perdre de la force jusqu'à ce qu'il finisse par s’effondrer. Florence a vérifié son pouls et l'a trouvé très faible. Elle était convaincue qu'il était en train de mourir.

    Sans un détenteur de la prêtrise disponible pour donner une bénédiction à son fils, Sœur Chukwurah s’agenouilla près du lit de son fils et le tint, tandis qu'elle priait pour avoir de l'aide. Pendant qu'elle priait, elle eut l'impression distincte d'arrêter de lui donner un des médicaments prescrits. Il était 17h 45. Elle devait lui donner ce médicament à 18h 00.Elle se leva de ses genoux avec un grand soulagement. Sachant clairement ce qui devait être fait, elle changea la posologie d'Uchena. Immédiatement le pouls d'Uchenna devint normal et les nausées cessèrent.

    «Mon mari me manquait, lui qui aurait donné une bénédiction de la prêtrise à mon fils», dit sœur Chukwurah. «Je n'avais aucun espoir sauf dans le Seigneur. J'ai donc exercé ma foi et invoqué l'Éternel. Et le Seigneur l'a sauvé ».

    Florence Chukwurah  nomme les miracles de sa vie avec gratitude. «Je n'ai jamais eu à mendier de la nourriture, » dit-elle. «J’ai été en mesure d'être autonome. J'ai réussi à enseigner à ma famille sur la façon de prévenir les maladies transmissibles par la pratique de l'hygiène à la maison, et j'ai formé de nombreuses autres personnes. J'ai un mari qui détient la prêtrise et qui m'aide à élever nos enfants dans la crainte et le service de Dieu ».

    La vie de Florence Chukwurah est passée d'une vie d'incertitude et de manquement à une vie de paix et de joie.«Le Seigneur a entendu mes prières,» dit-elle. «Il a compris mes luttes et ma recherche d'un avenir brillant et heureux. Il a couronné mes efforts de bénédictions que je trouve trop nombreuses à exprimer. Depuis que je suis devenue membre de l'Église, je me réveille avec la paix dans mon cœur. Je chante dans mon cœur tout le temps.»