Nous sommes tous des bergers

    Le Dictionnaire de Collins définit un berger comme (1) une personne employée pour prendre soin d’une brebis (ii) une personne telle que clergé, qui veille sur un groupe de personnes (iii) pour les guider ou veiller sur elles à la manière d'un berger.

    Les principales activités d'un berger à partir de ces définitions sont de surveiller et de guider.

    Dans le livre d'Ezéchiel chapitre 3: 17-21, nous apprenons que le Seigneur a appelé des sentinelles pour la maison d'Israël et que ces sentinelles doivent recevoir des paroles de la bouche de Dieu et avertirles enfants d'Israël. Si les sentinelles accomplissent cette mission, ils recevront les bénédictions de sauver la vie des enfants de Dieu et aussi de sauver nos propres âmes. Ne pas s’acquitter de cette responsabilité conduira à la mort des méchants et le sang des méchants sera réclamé aux sentinelles.

    Chaque membre adulte de l'Église est appelé par Dieu pour être une sentinelle. Nous sommes soit des visiteurs au foyer, soit des instructrices visiteuses, et comme tels, nous devons recevoir les paroles de Dieu de la Première Présidence pour les délivrer aux foyers de ceux dont nous avons la responsabilité de prendre soin et de guider. La Présidence de notre interrégion nous a invités à être une sentinelle: nous devons veiller à ce que celui qui est fort dans l'Esprit prend avec lui un autre qui a besoin d'aide, pour recevoir les ordonnances de la prêtrise et garder les alliances associées. Nous devons nous souvenir du principe de « un prend un», et décider dans nos conseils «qui prendra qui.

    Dans Ezéchiel 34: 2-4, le Seigneur n’était pas content avec des bergers d'Israël qui se nourrissaient et ne nourrissaient pas le troupeau. Au verset 4, il a châtié les bergers qui n’ont pas guéri celle qui était malade parmi le troupeau, pansé celle qui était blessée; n'ont pas ramené celle qui s'égarait, cherché celle qui était perdue.

    Lorsque le Seigneur Jésus-Christ parla à Pierre après sa résurrection au bord de la mer dans Jean 21: 15-18, il chargea Pierre de paitre ses brebis comme moyen de manifester son amour pour le Sauveur. Pour souligner l'importance de cette responsabilité, il a répété cetteinstruction trois fois.

    Nous lisons dans Jean 14: 23-26: 'Jésus lui répondit: Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole, et mon Père l'aimera; nous viendrons à lui,et nous ferons notre demeure chez lui. Celui qui ne m'aime pas ne garde point mes paroles. Et la parole que vous entendez n'est pas de moi, mais du Père qui m'a envoyé.Je vous ai dit ces choses pendant que je demeure avec vous.Mais le consolateur, l'Esprit Saint, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit.”

    Dans notre responsabilité de bergers, comme dans d'autres responsabilités dans l'Église, le rôle et l'aide du Saint-Esprit est vital. Nous devons être à l'écoute et spirituellement sensibles pour savoir quand et à qui venir en aide, et comment l'emmener avec nous sur la voie de l'Évangile. Il ne suffit pas de faire la visite une fois par mois. L'Esprit nous dirigera vers qui nous approcher si nous nous préparons assez pour être réceptifs à ses incitations.

    J'ai toujours aimé enseigner à l'Institut de Religion. J'enseignais activement à l'Institut de religion quand j'étais évêque à Aba et comme président de pieu à Port Harcourt. Ces occasions m'ont aidé à aider des jeunes adultes seuls dans les deux pieux au cours d’une période importante de leur vie où les décisions vitales qui allaient façonner leur vie ont été prises. Je suis devenu leur entraîneur et mentor et j’ai été grandement aidé dans mes responsabilités de berger. En raison de ma relation étroite avec eux, je suis devenu leur ami, pas seulement leur évêque ou président de pieu.

    Un jour, j'ai eu l'impression que je devais appeler un frère particulier qui était étudiant dans une université lointaine, qui a activement participé à ma classe chaque fois qu'il était à la maison. Je voulais savoir comment il allait. Nous avons eu une bonne discussion et je lui ai souhaité bien de choses, et lui ai rappelé les choses que je leur ai enseigné. Il me remercia et raccrocha.

    Après quelques mois, il est venu à la maison pour des vacances et m'a rendu visite. Il a demandé ce qui a motivé cet appel. Je lui ai dit que j'avais l'impression que je devais l'appeler. Il m'a confié que mon appel est venu au milieu d'une situation et lui a permis d’éviter de faire quelque chose qui aurait pu affecter son appartenance à l'église. Il a dit qu'il a senti que je le voyais et j’ai appelé au bon moment pour l'avertir. Il m'a remercié énormément d'être un ange pour lui ce jour-là. Cette situation m'a rendu humble et a renforcé ma résolution de toujours être prêt et disposé à écouter la voix douce et légère.

    Je sais que le Saint-Esprit nous aidera dans notre responsabilité de guider et de veiller sur les uns les autres, en particulier ceux que le Seigneur a confiés à nos soins. Ma prière est que nous soyons toujours prêts à entendre sa voix et à agir selon ses incitations.